
©Mademoiselle Saint Germain
Suite à la disparition brutale de son co-fondateur et actionnaire majoritaire, Charles Cracco, Mademoiselle Saint Germain a dû recomposer son actionnariat. La jeune marque qui tire sa particularité d’utiliser, pour la production de ses cosmétiques, les végétaux issus du Potager du Roi, à Versailles, a également procédé à une augmentation de capital pour sortir de la passe délicate qu’elle a traversée. Les héritiers de Charles Cracco ayant consenti à céder leurs titres ainsi que les droits de propriété intellectuelle aux actionnaires en place, c’est finalement l’un des actionnaires minoritaires entré au capital en 2021, Morteza Goshayeshi (distributeur de cosmétiques basé à Dubaï), qui injecte 400 K€ et prend la majorité aux côtés des actionnaires restants, Damien Cacaret (co-fondateur), Hartagaux, un autre distributeur, aux côtés de Marie-Estelle Rigord qui a repris les rênes de la petite société. Cette dernière est aujourd’hui seule à bord après avoir licencié une poignée de collaborateurs dans l’optique de contenir les coûts. Mademoiselle Saint Germain a pu renouveler son partenariat avec le Potager du Roi et a engagé des discussions pour en signer d’autres avec des jardins comparables. La société fondée en 2018 enregistrerait quelque 500 K€ de chiffre d’affaires.